La tendinopathie de la coiffe des rotateurs
2011-12-07 | Condition particulière | Thérapeutique et prévention de pathologies
Par l'équipe des physiothérapeutes
Cet article a été rendu possible grâce à la commandite sans restriction de Voltaren Emugel
De plus en plus de patients se présentent en pharmacie avec des douleurs musculo-squelettiques et vous demandent conseils. Disposez-vous de moyens adéquats pour leur répondre de façon efficace? Savez-vous quand leur recommander d'aller voir un médecin ou un physiothérapeute? Sauriez-vous détecter les signes d'urgences?
VoltarenEmugel et Action Sport Physio font équipe pour vous présenter une série de 4 articles concis vous donnant un aperçu des symptômes, des incidences, des pronostics, mais aussi des traitements éventuels tout en vous donnant des indications générales, afin de répondre à vos clients.
Définition :
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Une tendinopathie de la coiffe des rotateurs se développe habituellement comme une blessure due à un surmenage des tendons de la coiffe des rotateurs. Elle survient généralement en présence d'une biomécanique anormale de l'épaule, et le plus souvent lors d'activités répétées effectuées au-dessus du niveau de la tête (activités aériennes).
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On peut également être en présence d'un conflit sous-acromial impliquant la bourse séreuse sous-acromiale.
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Le terme "tendinite" de la coiffe des rotateurs a été délaissé, car ce n'est pas purement une inflammation du tendon de la coiffe des rotateurs, comme on le pensait, mais plutôt un trouble et une dégénérescence des fibres du tendon.
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Dans certains cas, une déchirure de la coiffe des rotateurs peut être le résultat d'un mouvement avec effort ou d'une chute, ou provenir d'une activité quotidienne, surtout si les fibres du tendon étaient déjà affaiblies et dans un état dégénératif.
Étude de cas :
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Un homme de 45 ans se présente à votre pharmacie et dit ressentir une douleur à l'épaule qui s'est aggravée graduellement en quelques semaines.
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L’homme est peintre de profession et se plaint de douleurs lors de mouvements aériens ou de levage qui impliquent l'épaule douloureuse.
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Il se plaint également d'avoir mal lorsqu'il dort du côté de l'épaule et a remarqué que son bras est faible lorsqu'il exécute des mouvements pour atteindre ou lever quelque chose.
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Il pratique aussi la nage comme loisir et a ressenti la douleur après quelques allers-retours.
Questions à poser (si le patient n'y a pas répondu) :
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Depuis quand la douleur est-elle ressentie et comment a-t-elle commencé, par exemple après une chute, un mouvement, graduellement ?
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Quels sont les mouvements particuliers qui causent un inconfort ou une douleur, par exemple lever le bras au-dessus de la tête ?
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Est-il douloureux de dormir ou s'allonger sur l'épaule ?
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Avez-vous remarqué une faiblesse de l'épaule douloureuse lors de certaines activités ?
Conseils:
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Éviter à l'épaule toute activité aggravante, particulièrement les activités aériennes (au-dessus de la tête), ainsi qu'une utilisation intense de l'épaule.
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Éviter de dormir sur l'épaule douloureuse. Il est préférable de s'allonger sur le dos ou d'utiliser des oreillers pour soutenir/reposer l'épaule douloureuse en s'allongeant sur l'épaule opposée.
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L'application de glace peut être utile pour réduire la douleur, le gonflement et l'inflammation. Appliquer de la glace sur l'épaule et le haut du bras par périodes de 15 minutes, à répéter toutes les heures si nécessaire.
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Les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens oraux et topiques peuvent être utilisés, ceux appliqués localement (topiques) sont généralement privilégiés à cause d'une moindre fréquence d'effets secondaires systémiques[1,2,3].
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Il est important de ne pas immobiliser complètement le bras, cela pouvant conduire à augmenter la raideur et éventuellement même à une épaule gelée. Il est par conséquent important de continuer à utiliser l'épaule et le bras pour des activités nécessitant des efforts légers et de pratiquer toute la gamme des mouvements possibles plusieurs fois dans la journée, tout en évitant à l'épaule des efforts intenses et fatigants.
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Des mouvements pendulaires peuvent être effectués pour entretenir la mobilité de l'épaule, même en présence de douleur sévère :
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Position debout, légèrement penché en avant au niveau des hanches, avec l'épaule douloureuse détendue et qui pend. Utiliser le corps et un mouvement de balancement du bras pour bouger votre épaule en avant et en arrière et avec des mouvements en cercle, dans les limites autorisées par la douleur.
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Il est suggéré de consulter un physiothérapeute pour évaluer les facteurs prédisposants et donner plus de conseils pour la correction biomécanique. En présence d'une déchirure complète, la consultation d'un médecin sera généralement nécessaire.
Pronostic :
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Avec un traitement adéquat, une tendinopathie de la coiffe des rotateurs guérit généralement en 6 à 12 semaines. Cependant, en règle générale, s'ils ne sont pas traités correctement, les symptômes et le dysfonctionnement persisteront.
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Selon l'ampleur d'une déchirure des tendons de la coiffe, la correction chirurgicale avec rééducation appropriée sera nécessaire, les déchirures les plus petites peuvent généralement être traitées de façon conservatrice.
Poursuite du traitement :
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Le traitement conservateur est destiné à reposer l'épaule d'activités aggravantes pour permettre au tendon de guérir, permettre de réduire l'inflammation et de corriger la biomécanique anormale qui a déclenché l'affection.
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Des injections de corticostéroïdes peuvent être utilisées en cas de douleur persistante et de mauvaise récupération par la rééducation.
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Un médecin doit être consulté si les symptômes persistent ou s'aggravent, ou si une faiblesse de l'épaule est ressentie et que le traitement de physiothérapie ou conservateur n'améliore pas l'état.
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Une intervention chirurgicale sera habituellement nécessaire lorsque la déchirure de la coiffe des rotateurs est totale et pour certaines déchirures partielles qui ne répondent pas bien à un traitement conservateur.
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Un traitement de physiothérapie comprend l'utilisation de massages, de glace, d'ultrasons, de laser et d'électrothérapie, avec un programme de rééducation progressive d'étirements et de renforcement. Ces pathologies se développant souvent à cause de mauvais mouvements biomécaniques et de facteurs prédisposants, il est recommandé de consulter un physiothérapeute pour aider à identifier ces facteurs et à les corriger. Les physiothérapeutes ont ainsi un rôle essentiel dans la prise en charge rapide de ce type de problèmes ainsi que pour éviter leur réapparition et des complications à long terme.
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Adaptéd'images Google
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Image disponible en anglais seulement.
Références:
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Vaile JH, Davis P. Topical NSAIDS for musculoskeletal conditions. A review of the literature. Drugs 1998 Nov; 56 (5): 783-799.
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Heyneman CA, Lawless-Liday C, Wall CG. Oral versus topical NSAIDs in rheumatic disease. A comparison. Drugs 2000 Sep; 60 (3):555-574.
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Haroutiunian et al. Topical NSAID Therapy for Musculoskeletal Pain. Review article. Pain Medicine 2010; 11: 535–549.
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